ⴷⴷⵓ ⵖⵔ ⵓⴳⴱⵓⵔ

ⴰⵎⵣⵔⵓⵢ ⴷ ⵜⵉⵎⴰⴳⵉⵜ

ⵙⴳ 1941

ⴰⵙⵏⵜⵉ
1941
ⴰⵙⵜⴰⴷ
Stade du 18 Novembre
ⴰⵙⵡⵉⵔ
Botola Pro 2

ⴰⵎⵣⵔⵓⵢ ⵏ ⵜⵎⵙⵎⵓⵏⵜ

Page rédigée par des supporters, d’après le livre de Mohamed Baïchit (2023), RSSSF et la presse marocaine. Seules les communications du club font foi.

ⴰⴹⵕⵉⵚ ⴰ ⵉⵍⵍⴰ ⵖⴰⵙ ⵙ ⵜⴼⵔⴰⵏⵙⵉⵙⵜ.

Une équipe de la coopérative

L’Ittihad Zemmouri de Khémisset est fondé en 19411, au siège de la coopérative céréalière de Khémisset. Il s’appelle alors Sport Khémisset2. Ses fondateurs sont des Français installés à Khémisset et dans les environs, enseignants, agriculteurs, fonctionnaires, militaires ou commerçants, et quelques Marocains, parmi lesquels Hadj Hammou El Machatt, cofondateur du club et joueur de l’équipe des années 1940, à une époque où toute la ville appelle la coopérative, la Société française marocaine de collecte des céréales, tout simplement « la SCAM ».

Le premier président s’appelle Moralès. Il a 25 ans, dirige le service export de la SCAM, entraîne aussi l’équipe et en garde même parfois les buts, et deux autres Français, Pierre Martin et Le Roy, se relaient avec lui à la présidence et à l’entraînement jusqu’en 1946. L’équipe prend ensuite le nom d’Union sportive de Khémisset (U.S.K.). Ses adversaires sont d’autres équipes d’entreprise : la Société des céréales de Sidi Slimane, la Collecte des céréales de Meknès, la Société des céréales de Rabat, les Céréales et légumineuses de Sidi Kacem. La guerre l’arrête au milieu de 1942, et elle reprend dès 1943.

Les premiers joueurs marocains arrivent en 1944 : Ali Benkacem, Essabounji, Driss Benboubker, Benaïssi Ben Driss, Bartout et Driss El Alem. Un an plus tard, le club quitte le championnat corporatif de Meknès pour les divisions d’honneur corporatives de la région de Rabat, des championnats d’entreprise bien distincts de la Division d’honneur de la Ligue du Maroc, l’élite de l’époque, où l’U.S.K. ne joue pas. Driss Benboubker, surnommé « Baqchich » pour sa vitesse, porte le maillot de Khémisset de 1947 à 1958 ; c’est d’ailleurs lui qui a écrit de sa main la liste de « la première équipe de football de l’année 1946/1947 », treize noms en tout. Son fils Lotfi sera l’un des attaquants de la montée de 2000. On joue sur le terrain de la SCAM. Les anciens l’appellent « Lascam », et l’entrée y est libre.

Les années 1950 sont bien plus heurtées. Après l’exil de Mohammed V, en 1953, l’équipe cesse de jouer en division d’honneur corporative, puis reprend l’année suivante en troisième division corporative, et bat 4-1 en match amical les professeurs et instituteurs français du lycée Moussa Ibn Noussair. Le football s’arrête de nouveau au retour du roi. À la fin de la saison 1955-1956, sur intervention de la Résistance et de l’Armée de libération, le khalifa Ahmed El Ghazouani, dit Ahbachane, prend la présidence pour six mois et paie de sa poche les joueurs comme les déplacements.

Le nom d’Ittihad Zemmouri

La présidence du football de Khémisset est confiée, après la fondation de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), à Hadj Hammou El Machatt, dit « Hbibit », ancien joueur, responsable de la Protection civile et gouverneur au cours de sa carrière, lors d’une réunion tenue à Rabat chez le caïd Bouchta ; le khalifa Ahmed El Ghazouani devient vice-président. El Machatt est ainsi le premier président marocain du club. Le nom change sous sa présidence, pour une raison toute simple : l’U.S.K. était confondue avec l’Union sportive de Sidi Kacem, qui portait les mêmes initiales. Le S devient un Z. Ce Z est celui de Zemmour, le nom de toute la province, et c’est El Machatt qui fait enregistrer le nom d’Ittihad Zemmouri, avant de quitter la présidence à la fin des années 1950.

Le club s’affilie à la FRMF en 1957 et joue dans les divisions d’honneur régionales, l’année où apparaît le stade du 20-Août, sans gradins ni tribune, avec un petit mur d’enceinte et une entrée à un, deux ou cinq dirhams, gratuite pour les femmes. Les moyens sont maigres. Un seul ballon sert à l’entraînement comme aux matchs, les joueurs paient de leur poche et les primes restent bien rares. Tout repose, de 1960 à 1969 environ, sur Mohamed Khalef, économe du lycée Moussa Ibn Noussair, qui recrute les joueurs, siège au bureau, entraîne l’équipe et, à partir de 1967, fait même manger des joueurs à l’internat du lycée.

Équipe de l’IZK, photo d’archives non datée
Équipe de l’IZK, photo d’archives non datée
Joueurs de l’IZK, photo d’archives non datée
Joueurs de l’IZK, photo d’archives non datée
L’IZK en maillots rayés, photo d’archives non datée
L’IZK en maillots rayés, photo d’archives non datée

En 1962, l’IZK gagne un barrage contre la Nahda de Tanger, la Hassania de Sidi Slimane et le Najah de Meknès, sur un but de Hassan Brahim, et monte pour la première fois en deuxième division (D2), avec M’barek Belouad pour président et Mohamed Khalef pour entraîneur. Le gardien Lahcen Boukhriss, Ahmed Benomar, Ahmed Belbachir, dit « Mikhou », Moussa Barrhou, Ahmed Tabach et Ezzenati sont de cette montée. L’équipe termine 6e sur 12 du groupe Nord en 1962-1963, puis 5e en 1964-1965, derrière le Moghreb de Tétouan. Autour de 1970 arrive une génération nouvelle : le gardien Ahmed El Mansouri, Noureddine Belhoucine, Hamid Tabach, Hamid Hattab, Ahmed Bouzbouz, Moulay Haddou.

Le 22-0 et la montée

Mahmoud Archane prend la présidence en 1969. Jeune homme de Tiflet, personnalité connue de la Sûreté nationale, il finance les déplacements d’une équipe que Belaïd Essaghrouchni entraîne. La saison 1969-1970 se termine dans le groupe Nord de la D2 par une course à deux : avant la dernière journée, l’IZK et le Barid de Rabat ont le même nombre de points et doivent se départager aux buts, et les deux matchs passent en direct à la radio nationale. L’IZK gagne 22-0 à Oujda contre le Club des fonctionnaires d’Oujda. Le Barid, lui, bat le Widad de Fès 15-0 à Fès. Avec 64 points en 26 matchs (15 victoires, 8 nuls, 3 défaites, 65 buts marqués, 20 encaissés), l’IZK finit premier, devant le Barid au quotient de buts, 3,25 contre 2,83.

Les clubs classés derrière eux déposent une réclamation. La FRMF suspend les quatre clubs pour un an et fait monter, à la place de l’IZK et du Barid, le Moghreb de Tétouan et la Nahda de Tanger. La saison 1970-1971 est blanche3 : aucun match officiel, aucune coupe du Trône. Un tournoi des quartiers prend le relais à Khémisset, douze équipes à 600 dirhams chacune sur le terrain d’El Mezrar, là où se trouve aujourd’hui la gare routière, et la FRMF y envoie tout de même des arbitres, pendant qu’Archane fait noter les meilleurs joueurs et que Moulay Haddou y fait ses débuts. Le stade du 20-Août, lui, est engazonné vers la même époque avec du gazon venu de Mohammédia, et il reçoit une tribune.

L’IZK revient en 1971-1972. Premier de son groupe avec 71 points, devant Salé (68), il monte en première division (D1), l’élite du football marocain, avec le TAS de Casablanca4. L’équipe de la montée5 compte déjà Moulay Haddou, qui marque à Tétouan, contre le gardien Et-Thami, le « fameux but de Tétouan » qui assure la promotion. Mahmoud Archane préside toujours. Il lance la même année l’idée d’un club omnisports dont toutes les sections porteraient le nom d’Ittihad Zemmouri.

La finale d’Agadir

L’IZK dispute en 1972-1973 sa première saison de D1, dans un championnat à seize clubs, avec Mustapha Bettache sur le banc, et la termine à la 10e place avec 60 points, 10 victoires, 10 nuls et 10 défaites, 27 buts marqués et autant d’encaissés, l’année où le Kénitra AC est champion. Contre le MAS, l’équipe fait 0-0 à Fès et gagne 1-0 à Khémisset, but d’El Hattab.

L’équipe de l’IZK au début des années 1970
L’équipe de l’IZK au début des années 1970

Mais la saison se joue en coupe du Trône. Les 16es de finale ont lieu le 27 mai 1973. Le 10 juin, en 8es, l’IZK bat le Raja de Casablanca 2-1, puis le SCC Mohammédia en quarts, le 17 juin, encore 2-1. La demi-finale du 1er juillet contre l’US Inezgane se termine sur 0-0. Il faut un match d’appui, que l’IZK gagne 3-0, pour atteindre la première finale de son histoire, et à ce jour la seule.

La finale se joue le 22 juillet 1973 au stade Al Inbiâate d’Agadir, contre le FUS de Rabat, devant le roi Hassan II et sous l’arbitrage de Mohamed Benali. Des supporters sont venus en auto-stop, de Tan-Tan, de Guelmim ou de Tarfaya. Ahmed El Mansouri garde les buts de l’IZK. Blinda ouvre le score pour le FUS à la 39e minute, Ahmed Bouzbouz égalise à la 50e, puis Blinda redonne l’avantage au FUS à la 61e et Sghir porte le score à 3-1 à la 72e, si bien que le but de Moulay Haddou, à la 89e6, ne fait que réduire l’écart. Le FUS gagne 3-2. Hassan II est photographié avec l’équipe zemmourie au stade Al Inbiâate.

Le public suit alors l’équipe dans tout le pays. Des chauffeurs de taxi l’accompagnent partout, El Mahjoub El Fech, Hammou El Abioui, Achour Khenfri et Mohamed Bourbouaan, dit « Ould Zahra », puis viennent des cars organisés bénévolement, sans aucune association, et un public qui arrive d’Oulmès, de Rommani, de Tiflet ou de Sidi Allal El Bahraoui.

La deuxième saison dans l’élite tourne mal. Archane est écarté de la présidence au profit de deux colonels, Noureddine El Guennabi, ancien joueur, et Chafii, qui renoncent devant les mauvais résultats. Archane revient bien trop tard. Belaïd Essaghrouchni entraîne l’équipe, qui finit 15e sur 16 avec 58 points (8 victoires, 12 nuls, 10 défaites, 28 buts marqués, 31 encaissés) ; l’AS Salé, 14e, a autant de points et la même différence de buts, mais elle a marqué trois buts de plus. L’IZK descend avec le Kénitra AC, champion de la saison précédente.

Revenu en D2, le club atteint tout de même les demi-finales de la coupe du Trône en 1975. Il élimine la Nahda de Tanger le 16 février et le Moghreb de Tétouan le 9 mars, 3-1 chaque fois, passe les quarts aux tirs au but et ne tombe qu’en demi-finale, aux tirs au but encore, contre l’Union de Sidi Kacem (1-1). En championnat, il finit 2e de son groupe derrière le CODM de Meknès, seul promu.

Les années de deuxième division

L’ancien international Hassan Akesbi devient l’entraîneur en décembre 1975, avec Lahcen Boukhriss pour adjoint, au moment où l’autorité locale ferme le stade municipal, dont la pelouse est abîmée par la chaleur et le manque d’eau : l’équipe joue alors à Tiflet ou sur un nouveau terrain en cours d’aménagement. Mahmoud Archane quitte le football à l’issue de la saison 1975-1976. La génération de la finale se disperse, et l’IZK reste vingt-six saisons hors de l’élite7.

L’équipe de l’IZK en maillots blancs floqués « IZK », photo d’archives non datée
L’équipe de l’IZK en maillots blancs floqués « IZK », photo d’archives non datée

Les dix années qui suivent sont bien maigres. Sept présidents se succèdent en dix saisons, parmi lesquels Hamid El Mohandis, dit « El Hadj Mouloud », Mohamed El Guertili, l’ancien joueur Hamid Tabach et Hammadi Mazzaz, président à trois reprises, qui vend tout ce qu’il possède pour le club. Aucun joueur n’est payé ; les dirigeants leur trouvent des emplois à la préfecture ou dans les communes. L’IZK atteint les 8es de finale de la coupe du Trône en 1976-1977 et s’y incline aux tirs au but contre le RS Settat. En 1983-1984, il termine 9e sur 14 du groupe Nord.

Un match des tournois de quartiers du ramadan au stade municipal, au début des années 1980, avec El Mansouri et Jamal Temsamani
Un match des tournois de quartiers du ramadan au stade municipal, au début des années 1980, avec El Mansouri et Jamal Temsamani
L’équipe de la saison 1984 : Abderrazak (gardien), Boukanar, Bouizane, Jayed, Jaanane, Hafi, Anouar, Jamal Temsamani, Yahia Khaldi, Magouini et Ghazouani
L’équipe de la saison 1984 : Abderrazak (gardien), Boukanar, Bouizane, Jayed, Jaanane, Hafi, Anouar, Jamal Temsamani, Yahia Khaldi, Magouini et Ghazouani
Contre la Nahda de Kénitra au stade municipal, en 1984, lors d’un tournoi à quatre remporté par l’IZK
Contre la Nahda de Kénitra au stade municipal, en 1984, lors d’un tournoi à quatre remporté par l’IZK
Tohcha, Maguini, Jayed, Yahia et Hassan, en 1985
Tohcha, Maguini, Jayed, Yahia et Hassan, en 1985

Un milieu de terrain né à Khémisset le 24 octobre 1969 débute en équipe première en 1988 : Houcine Ammouta, qui part au FUS en 1990 et compte 5 sélections en équipe nationale entre 1991 et 1994. En 1989-1990, le club atteint les quarts de finale de la coupe du Trône, où il perd 3-1 contre le CLAS de Casablanca après avoir battu le MAS 2-1.

Les présidences des années 1990 sont courtes. Le maintien se joue même en barrage, en 1992 puis en 1995. En 1994-1995, après de mauvais résultats, le gouverneur confie le club à deux avocats, Miloud Abbouz et A. Belamine ; le compte du club ne contient alors que 100 dirhams. Mohamed El Guertili reprend la présidence en 1995, la garde dix-sept ans sans interruption et fait monter en équipe première les jeunes formés au club par Hajjama, Jabbar, Karouel, El Messaoudi et El Anbari, tandis que naît, dans ces années-là, la première association de supporters, présidée par l’avocat Abderrahmane Belamine.

L’équipe de la saison 1993, entraînée par l’Algérien Ahmed Slimani
L’équipe de la saison 1993, entraînée par l’Algérien Ahmed Slimani
Fouad Benachir, Abdellah El Ouazzani, Aziz Lamsabni, Khalid Lamkhantar, Boudris Jalil, Mohamed El Haddaoui, Hafid Jabbar, Abderrazak Benazzouz et Mohamed El Fen
Fouad Benachir, Abdellah El Ouazzani, Aziz Lamsabni, Khalid Lamkhantar, Boudris Jalil, Mohamed El Haddaoui, Hafid Jabbar, Abderrazak Benazzouz et Mohamed El Fen

Mohamed Boubadi, natif de Khémisset et ancien joueur du club, prend l’équipe en 1999-2000, avec Ahmed Boukhriss pour adjoint, et après la 21e journée l’IZK compte déjà douze points d’avance sur le deuxième. Puis il ne prend qu’un point en quatre journées. Le 13 mai 2000, il perd 3-0 contre le RAC de Casablanca au stade du 20-Août, le public brise les portes métalliques du stade, et des policiers, des membres des forces auxiliaires et des enfants sont blessés. La FRMF fait jouer les derniers matchs de l’IZK à Salé et lui retire un point, rendu après l’intervention du gouverneur Mohamed Aouad et du président El Guertili. Le 17 mai, le gouverneur réunit joueurs et dirigeants, et les entraînements partent à Mohammédia.

La 30e et dernière journée a lieu le 10 juin 2000. L’IZK a 53 points, le KAC Kénitra 50. Le KAC gagne 4-0, mais au stade El Massira de Salé, devant 3 000 spectateurs, l’IZK fait 0-0 contre l’Union de Sidi Kacem, et ce nul lui suffit : il finit 2e avec 54 points (15 victoires, 9 nuls, 6 défaites, 32 buts marqués, 20 encaissés), derrière le RAC (56) et un point devant le KAC. Le onze du dernier match : Jaânane ; Rezki, Chahm, Hamidi, Ouchnane, El Mouloua, Ouahdi, Ezzahani, Bakhouch, Benboubker, Echerji. Sur les 31 joueurs de l’effectif, 25 ont été formés au club, et la montée, qu’El Guertili dit « planifiée sur cinq ans », s’est faite avec un budget de 150 millions de centimes. Plus de deux cents voitures font le trajet de Salé à Khémisset après le match.

Le retour parmi l’élite

L’Espagnol Juan Pedro Benali est accueilli au stade le 19 août 2000 comme nouvel entraîneur, avec Rachid Chakour pour adjoint. L’IZK gagne son premier match de D1, 2-1 contre les FAR. Il reçoit encore au stade du 20-Août, dont les gradins viennent d’être restaurés et électrifiés, et finit cette première saison avec 35 points, malgré une défaite 7-1 contre le MAS le 3 juin 2001.

L’IZK en rouge devant une tribune pleine, photo d’archives non datée
L’IZK en rouge devant une tribune pleine, photo d’archives non datée
L’IZK en rouge et blanc, photo d’archives non datée
L’IZK en rouge et blanc, photo d’archives non datée

En 2002-2003, après quatre journées sans victoire, deux nuls et deux défaites, le club se sépare à l’amiable d’Aziz El Khayati. Houcine Ammouta, passé par le FUS et par le Golfe, diplômé de l’institut Moulay Rachid, est présenté aux joueurs le 31 octobre 2002 comme nouvel entraîneur, et il reste aussi joueur. La même saison, l’IZK change de stade. Le 25 novembre 2002, il reçoit le Wydad au stade du 18-Novembre et perd 2-1 dans ce stade qui, ancien terrain municipal réaménagé en 2000 et 2001, avait été inauguré par le roi Mohammed VI, accompagné du prince Moulay Rachid, le dimanche 14 octobre 2001, et qui compte aujourd’hui environ 5 000 places8.

Les saisons suivantes sont bien plus serrées. Hassan Moumen, enfant du club, entraîne l’équipe en 2003-2004, Ammouta n’est plus que joueur, six titulaires sont partis à l’étranger sans aucune indemnité, et en mars 2004 Aujourd’hui le Maroc titre « L’IZK ou la lutte pour la survie ». L’IZK a pourtant battu le Kénitra AC 5-1 le 16 novembre 2003, devant 750 spectateurs, avec un but d’Ammouta et deux de Khalid Bakhouch. Il se sauve de justesse, 14e avec 29 points. Le Roumain Eugen Moldovan mène l’équipe à la 6e place en 2004-2005 (37 points, dont 16 matchs nuls en 30). Ammouta devient entraîneur en titre en 2005-2006. Il conduit l’IZK en quarts de finale de la coupe du Trône, perdus aux tirs au but contre l’IR Tanger le 7 mai 2006, puis à la 7e place du championnat en 2006-2007, avec 42 points.

La course au titre

La saison 2007-2008 est la meilleure de l’histoire du club. Mohamed El Guertili préside toujours, et Houcine Ammouta entraîne une équipe dont Aziz Lagraoui est le capitaine. Le 16 décembre 2007, l’IZK bat le Wydad 2-0, dans un match joué à huis clos à la suite d’une sanction visant le Wydad, et prend la tête du championnat après la 11e journée. Il bat aussi le Raja 2-1 au 18-Novembre, buts de Keita (8e) et de Belbekri (41e), devant 3 600 spectateurs.

Au printemps, l’équipe est toujours dans la course. Une victoire 2-1 chez le MAS la place 2e après la 25e journée, puis, à la 26e, elle bat de nouveau le Wydad, 1-0, sur un but de Hicham El Fatihi à la 43e minute et devant 7 000 spectateurs, ce qui sort le Wydad de la course au titre. L’IZK, lui, y reste jusqu’à l’avant-dernière journée. Le 9 juin 2008, pour la dernière, il bat le DHJ 2-1, buts de Rahal El Khaddouri à la 2e minute et de Saïd Aït Bahi à la 25e ; Al Mountakhab parle d’un « titre de vice-champion mérité ». Classement final : FAR 53 points, IZK 50 (14 victoires, 8 nuls, 8 défaites, 34 buts marqués, 22 encaissés), Raja 48. El Fatihi et El Khaddouri marquent autant l’un que l’autre, 8 buts chacun.

Ammouta tire le bilan dans Aujourd’hui le Maroc : « Je pense que nous avons raté le titre. […] À maintes reprises, nous avons occupé la première place du classement général. Une première pour l’équipe de la ville de Khémisset. » Et il ne renouvelle pas son contrat : « Je vis à Rabat et les déplacements me fatiguent. »

La campagne africaine

La 2e place ouvre au club la seule campagne continentale de son histoire, la Ligue des champions de la CAF 2009, dont le tour préliminaire se règle sans jouer, puisque les Wallidan de Gambie déclarent forfait. Au premier tour, l’IZK affronte l’Asante Kotoko à Sekondi, au Ghana, le 15 mars 2009, avec Mohamed Boubadi sur le banc. Il perd 3-1 devant 9 000 spectateurs. Mais Hicham El Fatihi y marque le premier but du club en compétition africaine.

Khalid Lamkhantar, adjoint et enfant du club, a déjà remplacé Boubadi quand arrive le match retour, le 5 avril, au 18-Novembre, où l’IZK gagne 2-0 devant 7 000 spectateurs, en présence du ministre Khchichen et du gouverneur Abderrahmane Zidouh, avec des buts de Saïd Aït Bahi (46e) et de Rahal El Khaddouri (81e), et se qualifie grâce au but marqué à Sekondi. Les dirigeants de Kotoko boycottent la conférence de presse.

Le deuxième tour oppose l’IZK au TP Mazembe, futur vainqueur de l’épreuve : défaite 1-0 à l’aller, le 19 avril, puis 0-0 au retour, le samedi 2 mai, au 18-Novembre. Éliminé, le club est reversé en Coupe de la Confédération. Le 16 mai, il fait 1-1 contre le Stade malien à Khémisset, devant 1 000 spectateurs, but de Hamouni à la 9e minute, puis il perd 3-1 au retour à Bamako, à la fin du mois. Six matchs en tout. Une seule victoire, deux nuls, trois défaites, cinq buts marqués et huit encaissés.

La même saison, l’IZK atteint les demi-finales de la coupe du Trône, en éliminant le Wydad de Fès aux tirs au but le 8 avril (2-2, puis 9-8), le RS Settat le 26 avril (1-0), puis l’IR Fkih Ben Salah le 1er juillet (2-0, deux buts d’Adil Fahim), avant de perdre la demi-finale du 5 juillet 2009 contre les FAR, 0-0 après prolongation et 5-4 aux tirs au but. En championnat, il ne se sauve qu’à la 13e place, avec 33 points, grâce à une victoire contre le MAS à Fès. En octobre 2009, le gardien Issam Badda, né à Khémisset, est présélectionné en équipe nationale alors qu’il joue à l’IZK.

Wydad-IZK (0-0), le 7 décembre 2008 : l’IZK en maillot rayé jaune et noir. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Wydad-IZK (0-0), le 7 décembre 2008 : l’IZK en maillot rayé jaune et noir. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Deux joueurs de l’IZK face au Wydad, le 7 décembre 2008. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Deux joueurs de l’IZK face au Wydad, le 7 décembre 2008. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Un joueur de l’IZK protège le ballon, Wydad-IZK, le 7 décembre 2008. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Un joueur de l’IZK protège le ballon, Wydad-IZK, le 7 décembre 2008. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Raja-IZK (1-0), le 6 mars 2009, neuf jours avant le premier match africain du club : l’IZK en rouge. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Raja-IZK (1-0), le 6 mars 2009, neuf jours avant le premier match africain du club : l’IZK en rouge. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Un joueur de l’IZK devance Mourad Aïny, du Raja, le 6 mars 2009. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Un joueur de l’IZK devance Mourad Aïny, du Raja, le 6 mars 2009. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Deux joueurs de l’IZK encadrent un joueur du Raja, le 6 mars 2009. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Deux joueurs de l’IZK encadrent un joueur du Raja, le 6 mars 2009. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0

La saison 2009-2010 voit passer trois entraîneurs, Khalid Lamkhantar, un Italien, puis Abdelaziz Kerkache, en poste en mars. L’IZK n’y marque que 15 buts en 30 matchs, la plus faible attaque du championnat. Avant la dernière journée, il est 14e avec 32 points, l’OC Safi 15e avec 30. Contre le DHJ, l’IZK est mené dès la 16e minute et n’égalise que sur un penalty tiré après vingt minutes d’arrêt de jeu et transformé par Taoufik Lamrabet. Mais Safi gagne contre le MAT. Les deux clubs finissent à 33 points, Safi passe devant aux confrontations directes, et les plaintes que le bureau dépose auprès de la FRMF, de la CAF et de la FIFA restent sans suite.

Issam Badda, gardien de l’IZK, lors de Raja-IZK (1-1), le 25 avril 2010. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Issam Badda, gardien de l’IZK, lors de Raja-IZK (1-1), le 25 avril 2010. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Raja-IZK (1-1), le 25 avril 2010 : un joueur de l’IZK, en rouge, conduit le ballon. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Raja-IZK (1-1), le 25 avril 2010 : un joueur de l’IZK, en rouge, conduit le ballon. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Le numéro 7 de l’IZK face à un défenseur du Raja, le 25 avril 2010. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Le numéro 7 de l’IZK face à un défenseur du Raja, le 25 avril 2010. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0

Entre les deux divisions

La relégation ouvre une crise de direction. En septembre 2010, un « Mouvement pour le changement et la réforme » conteste la gestion du président Mohamed El Guertili, et les joueurs publient un communiqué de soutien à celui qu’ils appellent leur « père spirituel ».

Sur le terrain, l’équipe d’Abdelaziz Kerkache prend la tête de la D2 dès la 4e journée. Tout se joue à la dernière, le 22 mai 2011, au 18-Novembre, contre l’USM Aït Melloul : un nul suffit à l’IZK. Environ 12 000 spectateurs sont là, dont près de 1 000 venus d’Aït Melloul. À la 76e minute, un tir d’Aït Melloul frappe la barre et retombe sur la ligne ; l’arbitre Mohamed Yara refuse le but. Le score reste 0-0, les deux clubs finissent à 61 points, et l’IZK monte grâce aux confrontations directes. « L’ascension en première division, que je dédie au public, est le fruit d’un grand travail », déclare Kerkache, dont le gardien, Houcine Amsa, a joué trente matchs dans la saison.

L’équipe de l’IZK avant MCO-IZK (1-2), à Oujda, le 15 mai 2011 : la victoire rapproche le club de la montée. Photo : Rachid Tirmidi, OujdaCity
L’équipe de l’IZK avant MCO-IZK (1-2), à Oujda, le 15 mai 2011 : la victoire rapproche le club de la montée. Photo : Rachid Tirmidi, OujdaCity
Abdelaziz Kerkache, entraîneur de l’IZK, reçoit un bouquet avant le match d’Oujda, le 15 mai 2011. Photo : Rachid Tirmidi, OujdaCity
Abdelaziz Kerkache, entraîneur de l’IZK, reçoit un bouquet avant le match d’Oujda, le 15 mai 2011. Photo : Rachid Tirmidi, OujdaCity
Les arbitres et les capitaines avant MCO-IZK, le 15 mai 2011. Photo : Rachid Tirmidi, OujdaCity
Les arbitres et les capitaines avant MCO-IZK, le 15 mai 2011. Photo : Rachid Tirmidi, OujdaCity

La D1 ne dure qu’une saison. Avec Saïd El Khaider sur le banc au départ, l’IZK ne marque que 12 buts, finit 16e et dernier avec 24 points et descend le 20 mai 2012, après une défaite 3-2 à El Massira concédée dans le temps additionnel. La crise s’aggrave pendant ce temps. Deux bureaux parallèles se forment et la justice de Khémisset est saisie, jusqu’à ce qu’Al Mountakhab annonce, le 9 avril 2012, l’installation d’un comité provisoire présidé par Hassan El Filali, né d’un accord entre la province, le mouvement contestataire et une partie du bureau, et reconnu par la FRMF. Originaire d’El Bahraoui, président de la commune puis du conseil provincial, parlementaire, Hassan El Filali préside toujours le club en octobre 2026.

L’équipe de l’IZK, en vert, avant Wydad-IZK (2-0), au complexe Mohammed-V, le 20 août 2011 : premier match de D1 après la remontée. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
L’équipe de l’IZK, en vert, avant Wydad-IZK (2-0), au complexe Mohammed-V, le 20 août 2011 : premier match de D1 après la remontée. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Les arbitres et les capitaines du Wydad et de l’IZK, le 20 août 2011. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Les arbitres et les capitaines du Wydad et de l’IZK, le 20 août 2011. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Un joueur de l’IZK au duel avec un joueur du Wydad, le 20 août 2011. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Un joueur de l’IZK au duel avec un joueur du Wydad, le 20 août 2011. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0

En 2012-2013, l’IZK termine 3e de D2 avec 50 points. Abderrahmane Slimani entraîne l’équipe jusqu’au 9 avril 20139, et Mustapha Bidoudane, trois fois meilleur buteur de la D1, y joue de septembre 2012 à juin 2013.

La saison suivante commence avec Samir Ajam, que Fouzi Jamal remplace à la mi-septembre 2013, et c’est avec Jamal que l’IZK gagne 1-0 chez le Rachad Bernoussi le 18 mai 2014, à la 29e journée, pour assurer la montée une journée avant la fin. Il prend le titre à la dernière journée en battant le CODM 2-0, et la FRMF lui remet le trophée : champion de D2 avec 57 points (15 victoires, 12 nuls, 3 défaites, 34 buts marqués, 13 encaissés), il devance le CA Khénifra de quatre points.

Le retour en D1, en 2014-2015, ne dure lui aussi qu’une saison. La pelouse du 18-Novembre est refaite pendant l’été 2014, et le 1er novembre l’IZK reçoit le Kawkab de Marrakech au stade municipal de Kénitra, devant environ 300 spectateurs (défaite 1-0). Le contrat de Fouzi Jamal est résilié en février 2015, Mohamed Jawad Milani est nommé le 26 février, et l’IZK termine 16e et dernier avec 27 points. Il descend le 23 mai 2015.

L’équipe de l’IZK, en jaune et noir, avant Wydad-IZK (3-0), le 8 février 2015. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
L’équipe de l’IZK, en jaune et noir, avant Wydad-IZK (3-0), le 8 février 2015. Photo : Mustapha Ennaimi, CC BY 2.0
Entrée des équipes de l’IZK et du Difaâ d’El Jadida au 18-Novembre, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
Entrée des équipes de l’IZK et du Difaâ d’El Jadida au 18-Novembre, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
Le seul but du match : IZK 1-0 Difaâ d’El Jadida, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
Le seul but du match : IZK 1-0 Difaâ d’El Jadida, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
La tribune des supporters et la banderole des Cavaliers, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
La tribune des supporters et la banderole des Cavaliers, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
Les supporters de l’IZK sautent de joie au 18-Novembre, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
Les supporters de l’IZK sautent de joie au 18-Novembre, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
Banderole du club en arabe et en tifinagh, et drapeaux amazighs dans la tribune, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
Banderole du club en arabe et en tifinagh, et drapeaux amazighs dans la tribune, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
Une action de l’IZK, en rouge et blanc, face au Difaâ d’El Jadida, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg
Une action de l’IZK, en rouge et blanc, face au Difaâ d’El Jadida, le 28 février 2015. Photo : Groundhopping Merseburg

La chute et la remontée

Le maintien en D2 se joue dès 2015-2016 à la dernière journée : l’IZK bat la JS Kasbat Tadla 2-0, deux buts de l’Ivoirien William Togui, et finit 11e, un point au-dessus du relégué. « Si l’IZK était descendu chez les amateurs, beaucoup de familles se seraient retrouvées à la rue », dit Khalid Lamkhantar, qui entraîne alors l’équipe avec Aziz Lagraoui. Le stade reçoit des projecteurs de 37 mètres en janvier 2016. Coût : 700 millions de centimes. En coupe du Trône, l’édition 2016 mène l’IZK en quarts de finale, après deux victoires 1-0 contre le HUSA, club de D1, et c’est l’IR Tanger qui l’élimine, le 2 octobre 2016.

Les entraîneurs se succèdent ensuite à un rythme soutenu, bien souvent trois par saison. Abdelaziz Kerkache, revenu en 2016-2017, termine 5e avec 44 points. Le 1er septembre 2018, en coupe du Trône, l’IZK bat les FAR 1-0 au 18-Novembre devant plus de 7 000 spectateurs, but de Marouane Aflah à la 52e minute : c’est même sa première victoire sur ce club en cinq matchs de coupe depuis 1996. Il atteint de nouveau les quarts de finale à l’automne 2019. Le TAS l’y bat 4-2, le 23 octobre. En championnat, l’équipe reste entre la 5e et la 12e place, et Hassan El Filali est élu pour quatre ans le 11 décembre 2019.

Le stade du 18-Novembre avant IZK-JSM Laâyoune (1-0), en D2, le 10 novembre 2018. Photo : KSKB1935, CC BY-SA 4.0
Le stade du 18-Novembre avant IZK-JSM Laâyoune (1-0), en D2, le 10 novembre 2018. Photo : KSKB1935, CC BY-SA 4.0

Mohamed Bouther, nommé le 2 novembre 2020, mène l’équipe en tête du classement à la mi-janvier 2021, puis à la 6e place. La saison 2022-2023 compte trois entraîneurs, Karim Benchrifa, Mouloud Mdakker et Fouad Sahabi, et se termine mal : le 3 juin 2023, à la 28e journée, deux journées avant la fin, l’IZK est relégué au National, le championnat amateur de troisième niveau, et il finit 15e avec 28 points.

L’équipe de l’IZK au 18-Novembre, photo publiée le 3 juin 2023, jour de la relégation au National. Photo : Hesport
L’équipe de l’IZK au 18-Novembre, photo publiée le 3 juin 2023, jour de la relégation au National. Photo : Hesport

La première saison au National, 2023-2024, n’est qu’une lutte pour le maintien, jusqu’à la dernière journée. L’IZK finit 8e en 2024-2025, avec El Houcine Touta. Le stade du 18-Novembre sert aussi, cette saison-là, de terrain de repli à des clubs de Botola Pro pendant les travaux liés à la Coupe d’Afrique des nations.

La saison 2025-2026 commence avec Saïd Bahloul, nommé le 30 juillet 2025, que Merouane Kherbache remplace le 28 octobre. Le 7 juin 2026, à la 28e journée, l’IZK bat l’OC Youssoufia 1-0, but de Cédric Elysée Kodjo à la 20e minute, et assure enfin son retour en D2. Champion du National avec 55 points (15 victoires, 10 nuls, 5 défaites, 36 buts marqués, 23 encaissés), un point devant l’OC Khouribga, le club retrouve la Botola Pro 2 après trois saisons chez les amateurs, et Kodjo finit meilleur buteur de l’équipe avec 9 buts. Le 25 juin, le club annonce que le contrat de Merouane Kherbache est renouvelé pour une saison supplémentaire.

L’équipe de l’IZK devant ses supporters au 18-Novembre, saison 2025-2026. Photo : Hibasport
L’équipe de l’IZK devant ses supporters au 18-Novembre, saison 2025-2026. Photo : Hibasport
L’équipe de l’IZK, saison 2025-2026, photo publiée le jour de la montée. Photo : Radio Mars
L’équipe de l’IZK, saison 2025-2026, photo publiée le jour de la montée. Photo : Radio Mars
La fête dans le vestiaire après IZK 1-0 OC Youssoufia, le 7 juin 2026. Image : Flach 24
La fête dans le vestiaire après IZK 1-0 OC Youssoufia, le 7 juin 2026. Image : Flach 24
La page sport d’Al Alam du 9 juin 2026 : l’IZK revient en deuxième division professionnelle.
La page sport d’Al Alam du 9 juin 2026 : l’IZK revient en deuxième division professionnelle.

Aujourd’hui

Le 1er octobre 2026, le club rappelle sur ses réseaux ses « 85 ans d’histoire », depuis 1941. L’IZK a déjà gagné ses trois premiers matchs de Botola Pro 2 : 2-1 contre le CA Khénifra, 1-0 contre le Stade marocain, 2-1 contre l’OC Khouribga. Au 13 octobre, il compte 9 points sur 9 et occupe la 2e place à la différence de buts, derrière l’US Yacoub El Mansour. Prochain déplacement : Safi, le 18 octobre.

Le onze de l’IZK avant la victoire contre l’Olympique Khouribga (2-1), le 10 octobre 2026
Le onze de l’IZK avant la victoire contre l’Olympique Khouribga (2-1), le 10 octobre 2026

Le bilan de ces quatre-vingt-cinq ans tient en quelques lignes. Quatorze saisons en D1 : 1972-1973 et 1973-1974, dix saisons de suite de 2000 à 2010, puis 2011-2012 et 2014-2015. Une 2e place en 2007-2008, une finale de coupe du Trône en 1973, deux demi-finales, en 1975 et en 2009, une campagne africaine en 2009, un titre de champion de D2 en 2013-2014 et un autre de champion du National en 2025-2026.

Sources principales

  • Mohamed Baïchit, Itihad Zemmouri de Khemisset : toutes les sections sportives de 1941 jusqu’à 2021, Rabat, 2023 (en arabe).
  • RSSSF (Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation) : classements du championnat du Maroc, coupe du Trône, compétitions africaines.
  • Presse marocaine : Al Mountakhab, Al Mouharrir, Al Ittihad Al Ichtiraki, Le Matin, Aujourd’hui le Maroc, Hespress, Assabah, Alalam, Hesport, Tifelt Press.
  • 2M, « Clubs et histoire », épisode consacré à l’IZK, 9 mars 2025.
  • Site du club en 2014, communiqués et publications du club, SofaScore.

Crédits photos

  • Mustapha Ennaimi, licence CC BY 2.0, via Wikimedia Commons et Flickr : Wydad-IZK 2008, 2011 et 2015, Raja-IZK 2009 et 2010.
  • Rachid Tirmidi, OujdaCity, 16 mai 2011 : MCO-IZK.
  • Groundhopping Merseburg, Flickr : IZK-Difaâ d’El Jadida, 28 février 2015.
  • KSKB1935, licence CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons : stade du 18-Novembre, 2018.
  • Hesport, 3 juin 2023 ; Hibasport et Radio Mars, 7 juin 2026 ; Flach 24 (vidéo Facebook), 7 juin 2026 ; Al Alam, 9 juin 2026.
  • Photos d’archives : page Facebook « ارشيف الاتحاد الزموري للخميسات » ; photo de 2026 : club IZK.
  1. Le club retient l’année 1941. Le jour du 1er octobre 1941, donné par M. Chanson, correspondant de la presse française, figure dans plusieurs présentations du club ; RSSSF, 2M et le site du club en 2014 donnent 1940. ↩
  2. Un témoin des débuts, l’article publié pour le 80e anniversaire du club et la famille de Hadj Hammou El Machatt donnent le nom d’Union sportive de Khémisset dès 1941 ; le passage de Sport Khémisset à l’U.S.K. est daté tantôt de 1943, tantôt de 1947. ↩
  3. La suspension est parfois placée en 1969-1970, la saison même du 22-0 ; la saison sans match est celle de 1970-1971. ↩
  4. Le site du club racontait en 2014 une finale pour le titre de champion de D2 gagnée 2-0 contre le TAS au stade du 20-Août, avec deux buts de l’ailier gauche Abdellah Ahbachane. Les listes des champions de D2 donnent le titre de 1971-1972 tantôt à l’IZK, tantôt au TAS. ↩
  5. Deux versions existent pour l’entraîneur de la montée : Le Matin (2005) attribue la montée en première division à Mustapha Bettache, tandis que le tableau des entraîneurs de Mohamed Baïchit donne El Houcine El Hayani et Belaïd en 1971-1972, et Bettache en 1972-1973. ↩
  6. Une page de résultats de l’époque, reproduite dans le livre de Mohamed Baïchit, donne un autre second buteur pour l’IZK, Hassan, à la 72e minute ; le récit suit les relevés de RSSSF. ↩
  7. Mohamed Baïchit écrit qu’à l’issue de la saison 1985-1986 l’équipe descend en « deuxième division B », une division amateur à quatre groupes, puis remonte deux ou trois ans plus tard sous la présidence d’Ali Bisbis, avec Lahcen Boukhriss pour entraîneur ; cette descente n’apparaît pas dans les autres sources. ↩
  8. D’autres capacités circulent pour le stade du 18-Novembre : 10 000 places, 15 000 places, ou 2 666 places assises. ↩
  9. Pour 2012 à 2015, le livre de Mohamed Baïchit décale d’un an la remontée en première division et prénomme l’entraîneur Abdelaziz Slimani ; le récit suit RSSSF et la presse. ↩
Histoire du clubLes légendes du clubFondateurs, internationaux, héros de 1973 et de 2008 : les figures de l’IZK, époque par époque.

Les grandes figures, sans prétention à l’exhaustivité.

Les grands présidents 8
  1. 1955-1960 Ahmed El Ghazouaniأحمد الغزواني

    À la fin de la saison 1955-1956, à la demande de la Résistance et de l’Armée de libération, le khalifa Ahmed El Ghazouani, dit « Ahbachane », prend la présidence pour six mois et paie de sa poche les joueurs comme les déplacements. Vice-président de Hadj Hammou El Machatt en 1956, il assure ensuite l’intérim jusqu’en 1960.

  2. 1956-1959 Hadj Hammou El Machattالحاج حمو المشاط

    Ancien joueur, gouverneur, puis colonel de la Protection civile au fil de sa carrière, Hadj Hammou El Machatt devient en 1956 le premier président marocain du club. L’U.S.K. étant confondue avec l’Union sportive de Sidi Kacem, il fait enregistrer le nom d’Ittihad Zemmouri. Le club s’affilie à la FRMF en 1957, et le prince héritier Moulay Hassan en accepte, à sa demande, la présidence d’honneur.

    Sa présidence s’achève en 1958 ou en 1959.

    Voir sa fiche parmi les légendes →

  3. 1963-1965, 1967-1968 Driss Laabbarإدريس لعبار

    Procureur du roi à Khémisset, Driss Laabbar préside le club de 1963 à 1965, puis en 1967-1968, pendant les premières saisons de l’IZK en deuxième division. Il succède ainsi à M’barek Belouad, président de la montée de 1962. Il revient à la présidence plus tard, entre 1976 et 1986.

    Une autre version le fait président dès 1961, à 32 ans, ou de 1964 à 1967.

  4. 1969-1976 Mahmoud Archaneمحمود عرشان

    Jeune homme de Tiflet et personnalité connue de la Sûreté nationale, Mahmoud Archane prend la présidence en 1969 et finance les déplacements de l’équipe. Sous sa présidence, l’IZK monte en première division en 1972 et dispute la finale de la coupe du Trône en 1973. Il fait engazonner le stade du 20-Août et lance l’idée d’un club omnisports Ittihad Zemmouri. Écarté en 1973-1974, il revient, puis quitte le football en 1976.

  5. 1980-1985 Hammadi Mazzazحمادي معزاز

    Hammadi Mazzaz préside l’IZK à trois reprises, en 1980-1981, 1982-1983 et 1984-1985, dans les années les plus pauvres de la deuxième division. Aucun joueur n’est alors payé, et les dirigeants leur trouvent des emplois à la préfecture ou dans les communes. Il vend tout ce qu’il possède pour le club.

  6. 1986-1989 Ali Bisbisعلي بسبيس

    Ali Bisbis succède à l’ancien joueur Hamid Tabach et préside l’IZK de 1986 à 1989, avec Lahcen Boukhriss pour entraîneur. Comme Hammadi Mazzaz avant lui, il donne au club tout ce qu’il possède, dans une décennie où les présidents se succèdent presque chaque saison.

    Il ramène l’équipe en D2 après une descente en deuxième division B que les autres sources ne mentionnent pas.

  7. 1995-2012 Mohamed El Guertiliمحمد الكرتيلي

    Président en 1981-1982 et en 1991-1992, Mohamed El Guertili revient en 1995 et reste à la tête du club jusqu’en mars 2012, la plus longue présidence de son histoire. Il fait monter les jeunes formés au club et conduit la montée de 2000, qu’il dit « planifiée sur cinq ans ». Suivent dix saisons en première division, la 2e place de 2007-2008 et la campagne africaine de 2009, avant la crise qui suit la relégation de 2010.

    Son dernier mandat commence en 1995 ou en 1996.

  8. depuis 2012 Hassan El Filaliحسن الفيلالي

    Originaire d’El Bahraoui, président de la commune puis du conseil provincial et parlementaire, Hassan El Filali prend la tête du club en avril 2012, avec un comité provisoire reconnu par la FRMF. Réélu en 2017 et en 2019, il siège aussi au bureau de la FRMF. Son mandat couvre le titre de champion de D2 de 2013-2014, la chute au National en 2023 et le titre de champion du National de 2025-2026.

Les grands entraîneurs 9
  1. 1960-1969 Mohamed Khalefمحمد خالف

    Économe du lycée Moussa Ibn Noussair, Mohamed Khalef est à la fois recruteur, dirigeant et entraîneur de l’IZK, de 1960 à 1969 environ. Il mène la première montée du club en deuxième division, en 1962, avec M’barek Belouad pour président. À partir de 1967, il fait même manger des joueurs à l’internat du lycée.

    Une photo de 1967 le nomme Mohieddine Khalef, « l’entraîneur algérien ».

  2. 1967-1970, 1973-1975 Belaïd Essaghrouchniبلعيد السغروشني

    Adjoint de Mohamed Khalef à partir de 1967, Belaïd Essaghrouchni entraîne l’IZK en 1969-1970, la saison du 22-0 d’Oujda et de la première place du groupe Nord de la D2. Il revient pour la deuxième saison en première division, en 1973-1974, puis mène l’équipe en demi-finale de la coupe du Trône en 1975. Il est l’un des entraîneurs restés le plus longtemps au club.

  3. 1971-1973 Mustapha Bettacheمصطفى البطاش

    Mustapha Bettache est l’entraîneur de la montée en première division de 1972 et de la première saison du club dans l’élite, en 1972-1973. Cette saison-là, l’IZK finit 10e du championnat et dispute, le 22 juillet 1973 à Agadir, la seule finale de coupe du Trône de son histoire, perdue 3-2 contre le FUS.

    Une autre version place sur le banc de 1971-1972 El Houcine El Hayani et Belaïd, Bettache n’arrivant qu’en 1972-1973.

  4. 1991-2004 Hassan Moumenحسن مومن

    Enfant du club, Hassan Moumen est rappelé sur le banc à quatre reprises : en 1991-1992, 1995-1996, 1998-1999 et 2003-2004, saison d’un maintien obtenu de justesse. Directeur technique en 2006-2007, auprès de Houcine Ammouta, il revient en 2020-2021 comme superviseur général, aux côtés de l’entraîneur Mohamed Bouther.

    Certaines sources le donnent aussi entraîneur de 1989 à 1991 et en 1996-1997.

    Voir sa fiche parmi les légendes →

  5. 1996-2009 Mohamed Boubadiمحمد بوبادي

    Natif de Khémisset et ancien joueur du club, Mohamed Boubadi est l’entraîneur de la montée de 2000, assurée le 10 juin à Salé par un 0-0 contre l’Union de Sidi Kacem. Il entraîne l’IZK à plusieurs reprises de 1996 à 2009, et il est sur le banc à Sekondi, le 15 mars 2009, pour le premier match africain disputé par le club.

  6. 2002-2003, 2005-2008 Houcine Ammoutaالحسين عموتة

    Revenu au club le 31 octobre 2002 comme joueur-entraîneur, Houcine Ammouta devient entraîneur en titre en 2005. Il mène l’IZK en quarts de finale de la coupe du Trône en 2006, puis à la 2e place du championnat en 2007-2008, le meilleur classement de l’histoire du club, qui ouvre la campagne africaine de 2009. Il quitte le club en juin 2008.

    Voir sa fiche parmi les légendes →

  7. 2010-2011, 2016-2017 Abdelaziz Kerkacheعبد العزيز كركاش

    Abdelaziz Kerkache prend l’équipe au début de 2010, dans une saison qui s’achève par la relégation. Il la ramène en première division dès 2011 : le 22 mai, un 0-0 contre l’USM Aït Melloul, devant environ 12 000 spectateurs au 18-Novembre, assure la montée. Revenu en 2016-2017, il termine 5e de D2.

  8. 2013-2015 Fouzi Jamalفوزي جمال

    Fouzi Jamal remplace Samir Ajam à la mi-septembre 2013. Le 18 mai 2014, à la 29e journée, l’IZK gagne 1-0 chez le Rachad Bernoussi et assure la montée, puis prend le titre de champion de D2 à la dernière journée, avec 57 points. Son contrat est résilié en février 2015, pendant la saison en première division.

  9. depuis 2025 Merouane Kherbacheمروان خرباش

    Merouane Kherbache remplace Saïd Bahloul le 28 octobre 2025. Le 7 juin 2026, l’IZK bat l’OC Youssoufia 1-0 et assure son retour en D2, puis finit champion du National avec 55 points, un point devant l’OC Khouribga. Le 25 juin 2026, son contrat est prolongé d’une saison.

ⵉⵙⴳⴳⵯⴰⵙⵏ ⵉⵎⵇⵔⴰⵏⵏ

  1. 1941Fondation du club à Khémisset
  2. 1956Hadj Hammou El Machatt président, le club devient l’Ittihad Zemmouri
  3. 1962Première montée en deuxième division
  4. 1972Première montée en première division
  5. 1973Finaliste de la coupe du Trône
  6. 2000Retour en première division après vingt-six saisons
  7. 2001Inauguration du stade du 18-Novembre par le roi Mohammed VI
  8. 2008Deuxième du championnat, meilleur classement de l’histoire du club
  9. 2009Ligue des champions de la CAF, puis Coupe de la Confédération
  10. 2014Champion de deuxième division
  11. 2026Champion du National, retour en Botola Pro 2

ⵉⵣⴰⵍⵏ ⵏ ⵜⵎⵙⵎⵓⵏⵜ

  • Excellence

    Viser l’excellence sur et en dehors du terrain.

  • Communauté

    Appartenir à Khémisset et à toute la région des Zemmours.

  • Formation

    Faire du développement des jeunes talents une priorité.

ⵜⵉⵡⵍⴰⴼⵉⵏ ⵜⵉⵇⴱⵓⵔⵉⵏ